Logiciels Libres

Définition

Qu’est-ce qu’un logiciel Libre ?

Pour être considéré comme Libre (free software), un logiciel doit répondre à 4 critères, énonçant chacun une liberté :

  1. celle de l’utiliser (exécuter le programme pour tous les usages) ;
  2. celle d’en étudier le fonctionnement ;
  3. celle de modifier le programme, par exemple pour l’adapter à ses besoins et de distribuer ces améliorations au public, pour en faire profiter toute la communauté ;
  4. de le dupliquer, d’en redistribuer des copies – N.B. elles peuvent être aussi bien données que vendues.

L’accès au code source est indispensable dans le cas des libertés 1 et 3.rms

Ces quatre libertés, définie par Richard Stallman dans le début des années 1980, assurent un cadre, aussi bien technique, que légal. Faute de respecter l’ensemble de ces conditions, le logiciel n’entre pas dans le cadre éthique du libre.

Définition issue de la Free Software Fondation. Mettre un lien vers la FSF.

Caractéristiques des logiciels libres

Le code source

Un logiciel libre peut être distribué sous forme compilée, directement exécutable par l’utilisateur sur sa machine. Mais cette forme est au mieux très difficilement lisible par l’homme. Le code source du logiciel doit également être disponible, on le dit alors open source. Ceci est indispensable afin de permettre à d’autres que son ou ses auteur(s) de l’étudier, de savoir ce que le programme fait réellement, voire de proposer des adaptations à de nouveaux usages. Respectant les libertés 2 et 3, un logiciel libre se différencie des nombreux logiciels fermés dont ne sont distribués que des formes exécutables.

Le contrôle par l’utilisateur

Le contrôle peut être personnel. Il suffit d’étudier ce que le logiciel fait réellement sur la machine. Mais, du fait de l’accès au code source ce contrôle peut aussi être assuré de manière collective. Si un logiciel libre contient une fonctionnalité cachée ou malveillante, elle sera découverte et un correctif y sera apporté très rapidement. Ce n’est évidemment pas le cas des logiciels fermés dans lesquels peuvent être introduites des fonctions malicieuses – notamment en terme d’atteinte à la vie privée – dont l’utilisateur pourra ne pas avoir connaissance.

Les communautés

Le plus souvent, un logiciel libre est porté par deux communautés qui interagissent, celle des développeurs, qui proposent des améliorations, de nouvelles versions, et celle des utilisateurs qui font souvent rapidement remonter dysfonctionnements et suggestions. L’utilisateur qui n’a pas de connaissances particulières en informatique ne se retrouve pas pieds et poings liés au seul bon vouloir de l’éditeur.

Les formats ouverts

Les logiciels libres utilisent des formats standards ouverts et ils font tout pour les respecter. Leur intérêt est double. Sur un plan technique immédiat, cela favorise l’interopérabilité entre les divers logiciels. Puis, les formats ouverts garantissent, dans la durée, la pérennité de l’accès aux documents. L’utilisateur peut abandonner le logiciel avec lequel il les a archivés et se tourner vers un nouveau logiciel qui convient mieux à ses besoins. Devenues un standard, les caractéristiques techniques de ces documents sont connues, elles sont accessibles au nouveau logiciel. Utiliser un format propriétaire condamne à être fidèle au logiciel qui l’a créé. Mais que deviennent les documents si la firme qui l’a commercialisé disparaît ou simplement cesse de le diffuser ?

Logiciel libre et gratuiciel

Même si c’est rarement le cas – un logiciel Libre peut tout à fait être payant. Il ne faut pas le confondre avec un gratuiciel (freeware) qui est certes distribué gratuitement, mais dont le code source n’est pas disponible. Il reste donc propriétaire et n’offre pas à son utilisateur les libertés inhérentes au logiciel Libre.

Licence

Comme tout logiciel publié hors du domaine public, les logiciels libres sont soumis au droit d’auteur. Ceci se fait par le biais d’une licence libre qui énumère les droits que l’auteur accorde à l’utilisateur et offre un cadre législatif fort

Il existe plusieurs licences Libres de logiciels, dont la plus connue est la GPL. C’est de plus une licence dite « Copyleft », qui oblige les contributeurs, à diffuser leurs modification sous une licence équivalente, assurant donc que le logiciel logiciel ne sera jamais privatisé et fermé

Distribution

Certains éditeurs pratiquent une distribution mixte. Ils diffusent un même logiciel côte-à-côte dans une version libre et dans une version propriétaire, payante, souvent agrémentée de fonctions supplémentaires.

Quelques exemples de logiciels libresGnulinux

Parmi beaucoup d’autres :

  • Le système d’exploitation GNU et son noyau Linux

  • les navigateurs web Mozilla Firefox et Chromium

  • la suite bureautique LibreOffice

  • le logiciel de retouche d’images GIMP

  • le logiciel de dessin vectoriel Inkscape

  • le logiciel de modélisation Blender

  • le gestionnaire de base de données MariaDB

Certains logiciels libres jouent un rôle important dans le fonctionnement d’Internet :

  • le serveur HTTP Apache

  • le serveur BIND pour la gestion des noms de domaine.

Quelques liens externes pour approfondir le sujet

  • Logiciel libre – Wikipedia

  • Qu’est-ce que logiciel libre ? – Projet GNU – Free Software Foundation

  • Qu’est-ce qu’une licence libre ? | Veni, Vidi, Libri